PROGRAMME POLITIQUE DE L'UNION DES FORCES DEMOCRATIQUES ET SOCIALES
STABILITE - JUSTICE - DEVELOPPEMENT
LE DROIT A L'AVENIR
L'ETAT DE DROIT GARANT DE LA PERRENITE DES INSTITUTIONS ET DE LA NATION.
PREAMBULE
Guidée par les principes et les idéaux énoncés par la Déclaration du 1er Novembre 1954, l'Union des Forces Démocratiques et Sociales aspire et œuvre à l'édification, grâce à la participation citoyenne, d'un Etat démocratique, républicain et social, garantissant les droits et les libertés de chacun. Un Etat démocratique puissant, puisant sa force dans l'adhésion populaire à un projet de société assurant le bien être à tous, dans le respect des valeurs ancestrales de la Nation Algérienne. L'atteinte de cet objectif fondamental, exige la restauration de la paix civile, ébranlée par des années de terreur, qui ont emporté des milliers de victimes innocentes et qui ont occasionné de lourds sacrifices, consentis par la vaillante Armée Nationale Populaire, l'ensemble des autres Corps de Sécurité ainsi que les Patriotes. Le programme politique de l'UFDS, qui vise à l'instauration de la démocratie véritable, a fixé cinq actions prioritaires :
puce  Poursuite et renforcement de la lutte contre le terrorisme et ses commanditaires, contre l'extrémisme, l'éradication de la criminalité et de toutes les formes de délinquance.
puce  Garantie de la sécurité des personnes et de leurs biens, afin de préserver la vie paisible du citoyen, en renforçant la présence des différents corps de sécurité dans les zones à risque, urbaines et rurales, en les dotant des moyens matériels modernes, gages de leur efficacité. L'action de lutte contre les maux sociaux sera complétée, parallèlement, par un vaste programme d'aide sociale pour prendre en charge la délinquance, notamment celle des jeunes.
puce  Relance économique, à travers la mise en œuvre d'un programme de développement économique et social conséquent, qui permettrait de renouer avec la croissance, de résorber le chômage des jeunes, de réduire, de manière significative, les importations. L'UFDS créera les conditions favorables à la reprise économique, par la mise en place de nouvelles mesures destinées à promouvoir l'investissement et faciliter la création de petites et moyennes entreprises;
puce  Rénovation de l'Etat, à travers la mise à niveau des ressources humaines (formation / perfectionnement), la modernisation du service public, la multiplication des antennes administratives afin de se rapprocher le plus des citoyens ; le secteur de la justice bénéficiera de mesures concrètes destinées à renforcer l'indépendance du pouvoir judiciaire;
puce  Mise en place d'un mécanisme de large concertation et de dialogue avec l'ensemble des acteurs, compte tenu de la situation actuelle, caractérisée par des tensions sociales, dans différents secteurs. S'agissant des grands défis auxquels doit faire face le pays, à savoir : instauration de l'Etat de Droit, consolidation des acquis démocratiques, redressement et redéploiement économique, accès des couches défavorisées au progrès social, réforme de l'éducation et de la santé, l'UFDS procédera à une large consultation de toutes les associations politiques, de tous les acteurs concernés, en vue de dégager une plateforme qui servira à l'élaboration de stratégies sectorielles. La démarche de l'UFDS est dictée par le souci d'exploiter les nombreuses potentialités que recèle le pays en mobilisant toutes les énergies, particulièrement la jeunesse sur laquelle l'Algérie fonde beaucoup d'espoir.
Résumé des principales propositions contenues dans le programme politique de l'UFDS :
I. EDIFICATION DE L'ETAT DE DROIT
En dépit des efforts de modernisation et des tentatives de réforme engagés depuis l'indépendance, l'Etat Algérien, à travers ses différentes administrations, traine derrière lui, depuis fort longtemps, une image négative, signe d'une crise profonde de crédibilité trouvant son origine dans le fonctionnement et les pratiques en vigueur dans les institutions et dans les organismes de service public : corruption, favoritisme, passe droit, clanisme, régionalisme, mépris, clientélisme, bureaucratie abusive… L'usage excessif de ces pratiques, érigé en système, a terni gravement l'image de la grandeur et de la dignité de l'Etat ! L'Etat démocratique s'appuie sur le droit et applique le droit, c'est l'Etat de droit.
Dans l'Etat de droit, les Institutions et les Administrations respectent et font respecter, « en tous lieux et en toutes circonstances, la loi ».
Pour mener à bien ses nombreuses missions, l'Etat, à travers ses différents démembrements, doit s'appuyer sur une administration forte et performante : l'élément clé de cette force et de cette performance se trouve dans les ressources humaines compétentes ! Certes, pour bâtir un Etat fort, il faut élargir ses missions, remodeler son fonctionnement et le rendre transparent, mettre un terme aux pratiques abusives… Mais, aujourd'hui, l'Etat doit aussi relever le défi de la bonne gouvernance ! Comment, si ce n'est en faisant appel aux compétences avérées et parier sur cette jeunesse qui attend, patiemment, qu'on lui donne une chance de participer à la construction de l'Etat de droit.
Une administration performante et de qualité ne peut exister sans une ressource humaine performante et de qualité.
L'encadrement humain constitue donc l'élément essentiel, voire la pièce maitresse sans laquelle il ne peut y avoir de développement.
Le dépérissement de l'Etat, constaté depuis plusieurs décennies, n'est -t-il pas aussi la conséquence de la marginalisation, du mépris et du rejet des cadres de l'Etat, plus particulièrement des cadres supérieurs qui ont toujours fait preuve d'abnégation ? L'Etat de Droit ne peut cohabiter avec des pratiques discriminatoires, que la foi, la morale, le bon sens et l'intelligence humaine réprouvent.
L'UFDS engagera une action en profondeur destinée à assainir les administrations, renforcer le contrôle interne et externe, améliorer le service public et le rendre plus efficace, mettre en place un encadrement compétent et de qualité, élargir ses prérogatives, moderniser les structures d'accueil.
Une attention particulière sera accordée à la mise à niveau des ressources humaines, à travers un programme de formation/perfectionnement spécifique, dans le but d'accentuer leur compétence et leur professionnalisme.
L'accès aux postes supérieurs, dans les différentes administrations de l'Etat, bénéficiera d'une règlementation stricte et sera réservé aux éléments méritants qualifiés, disposant, à la fois, de compétences avérées, de professionnalisme et de qualités humaines.
Ces actions vont permettre, à l'Administration, dans un avenir proche, d'améliorer sensiblement son image de représentant de l'Etat et d'assumer convenablement son rôle d'organisation au service des citoyens.
L'amélioration des relations entre l'Administration et ses administrés va, sans nul doute, encourager les citoyens à participer à la gestion locale et réduire, de manière significative, le mécontentement.
Dans l'édification de l'Etat de Droit, le secteur de la justice occupe une place prépondérante : que serait l'Etat sans la justice, que serait la société sans justice crédible ? On ne peut concevoir un Etat de Droit sans assurer le droit de tous et le droit de chacun ! De tous les secteurs, la justice est la plus dénigrée, la plus décriée par le citoyen, en raison des abus constatés, du manque de transparence et d'impartialité, de procédures bureaucratiques.
Considérant que c'est « une justice aux ordres, une justice de classe, une justice corrompue », le citoyen n'a aucunement confiance en la justice de son pays.
Pour être crédible, la justice doit donner force à la loi et uniquement à la loi.
L'UFDS estime nécessaire d'entreprendre une reforme complète qui touchera à l'organisation, au fonctionnement, aux missions et aux procédures en vigueur dans ce secteur, ainsi qu'à la révision du statut des magistrats.
Il est attendu de cette réforme :
puce  une plus grande transparence, la célérité, la rigueur et l'impartialité dans le traitement des affaires de justice, l'amélioration de l'accueil et un service public plus efficace,
puce  le renforcement de l'indépendance des magistrats,
puce  l'amélioration de la procédure d'instruction,
puce  l'amélioration de la loi sur le respect de la présomption d'innocence et des droits de la défense.
En rétablissant la confiance du citoyen, en assumant ses responsabilités avec impartialité, dans la sérénité, le secteur de la justice retrouvera sa crédibilité et contribuera, sans aucun doute, à la consolidation de l'Etat de Droit et de la cohésion sociale.s S'agissant des grands défis auxquels doit faire face le pays, à savoir : instauration de l'Etat de Droit, consolidation des acquis démocratiques, redressement et redéploiement économique, accès des couches défavorisées au progrès social, réforme de l'éducation et de la santé, l'UFDS procédera à une large consultation de toutes les associations politiques, de tous les acteurs concernés, en vue de dégager une plateforme qui servira à l'élaboration de stratégies sectorielles.
La démarche de l'UFDS est dictée par le souci d'exploiter les nombreuses potentialités que recèle le pays en mobilisant toutes les énergies, particulièrement la jeunesse sur laquelle l'Algérie fonde beaucoup d'espoir.
II- RELANCE ECONOMIQUE
La situation prévalant actuellement sur le plan économique est caractérisée par un taux de chômage élevé, un taux de croissance moyen, une hausse constante des recettes des hydrocarbures, une augmentation significative des importations, principalement de la facture alimentaire, un taux d'inflation de 5%.
(chiffre officiel) La gestion prudente de ces dernières années a permis une réduction significative de l'endettement public et de l'endettement extérieur (4 Milliards de dollars à fin 2011) et l'accumulation de réserves de change dépassant les 180 Milliards de dollars.
Si la situation financière du pays est solide, si l'Algérie n'est pas directement affectée par la crise internationale, il n'en demeure pas moins que la baisse sensible de la demande énergétique et celle des prix du pétrole, par suite de la récession mondiale, risquent d'avoir un impact très négatif sur l'économie nationale et compromettre tout projet de développement.
Tenant compte de la forte dépendance vis-à-vis des hydrocarbures, l'UFDS considère que l'objectif d'une croissance durable nécessitera la mise en place de stratégies sectorielles destinées à promouvoir l'exportation hors hydrocarbures, la réduction drastique des importations, l'augmentation sensible des productions agricoles et industrielles, la réalisation d'un vaste programme d'investissements, notamment dans de nouvelles filières, comme les Tic.
Aucune relance ne pourra être envisagée sans diversification économique et sans croissance hors hydrocarbures soutenue : les secteurs traditionnels de l'agriculture, de l'industrie, des mines et du tourisme sont donc appelés, à court terme, à relever le défi du redressement de l'économie.
Dans ce cadre, l'UFDS juge indispensable et urgent de mener les actions suivantes:
A- Secteur industriel :
Renforcer la compétitivité et la performance des entreprises, à travers l'assainissement définitif de l'endettement, la réalisation d'un programme de mise à niveau conséquent,
puce  améliorer l'environnement de l'entreprise par l'élimination des contraintes bureaucratiques et la mise en place d'activités de soutien,
puce  promouvoir la substitution aux importations en favorisant et en facilitant la création de pme/ pmi, par l'élaboration de nouvelles mesures de simplification des procédures administratives, d'allègement significatif des charges fiscales, de réduction des impôts IRG et IBS, d'exonération totale des bénéfices réinvestis,
puce  créer un climat favorable au développement de l'investissement et du partenariat en élaborant de nouvelles mesures attractives en direction des détenteurs de technologie de pointe, de capitaux et de savoir-faire,
puce  engager un programme ambitieux d'investissements publics et en partenariat, dans de nouvelles filières : chantiers navals, sidérurgie à réduction directe, industrie du verre, industrie automobile, industrie de l'aluminium, industrie des composants électroniques
puce  laborer un nouveau dispositif d'encouragement de l'investissement spécifique aux régions du Sud et des Hauts Plateaux,
puce  assainir le foncier industriel et améliorer l'offre de terrains sur l'ensemble du territoire,
puce  organiser les porteurs de petits projets d'investissement en coopératives et mettre en place un dispositif de soutien et d'accompagnement,
puce  soutenir, assister et encourager les entreprises exportatrices, simplifier les procédures douanières,
puce  poursuivre la réhabilitation du secteur des textiles afin de reconquérir des parts de marché et trouver des débouchés extérieurs,
puce  renforcer le contrôle de la qualité des produits importés et la lutte contre la contrefaçon,
puce  attribuer des primes d'encouragement aux entreprises innovantes.
B- Secteur Energie - Mines :
élaborer et mettre en œuvre un programme de réduction progressive des importations de produits énergétiques, notamment de carburants,
puce  améliorer la production et la distribution des carburants au niveau régional, par l'implantation de nouvelles raffineries sur les Hauts Plateaux et le Sud,
puce  réaliser de nouvelles installations pétrochimiques en vue de satisfaire les besoins nationaux et d'obtenir des parts de marché à l'étranger,
puce  élaborer un programme de valorisation des ressources minières,
puce  lancer de nouveaux programmes de recherches de gisements,
puce  renforcer et densifier le programme d'alimentation en gaz naturel, sur tout le territoire national,
puce  augmenter, de manière significative, l'installation de centres enfûteurs, au niveau de toutes les wilayas afin de satisfaire la demande.
C- Secteur bancaire :
faciliter la création de banques d'affaires et de sociétés de capital-risque,
puce  encourager la création et le développement d'un secteur bancaire privé,
puce  favoriser émergence d'un marché de capitaux en relation avec le système financier international afin de bénéficier du savoir-faire et d'intensifier les échanges,
puce  mettre à niveau le réseau bancaire et améliorer ses prestations,
puce  généraliser le paiement électronique.
D- Secteur Agriculture et Pêches:
Loin de satisfaire les besoins du pays en la matière, ce secteur est appelé, à court terme, à relever le défi de la sécurité alimentaire, car la facture des importations devient, chaque année, de plus en plus insupportable pour l'économie du pays. En d'autres termes, 80% de la ration alimentaire est importé ! Pour surmonter ce problème crucial de sécurité alimentaire, l'agriculture Algérienne a impérativement besoin d'un redressement énergique et d'une vision stratégique qui s'inscrit dans la durée. Les quelques progrès accomplis ces dernières années ont surtout prouvé l'existence d'un fort potentiel agricole capable d'assurer des rendements appréciables, pour peu que l'Etat applique une politique judicieuse et mette les moyens nécessaires. L'UFDS estime nécessaire et urgent de faire bénéficier l'agriculture d'un programme de soutien, à moyen terme, visant à :
puce  Stabiliser d'une manière définitive le monde agricole notamment dans le domaine du foncier
puce  l'extension de la surface agricole utile au niveau national, en facilitant et en encourageant la mise en valeur,
puce  moderniser les techniques agricoles en mettant en place des services d'appui performants, pour la vulgarisation, la formation et la diffusion des progrès techniques et technologiques
puce  améliorer de manière significative les rendements agricoles, notamment céréaliers, par le développement de nouveaux périmètres irrigués.
puce  créer des établissements financiers spécialisés dans le soutien et l'accompagnement des investisseurs et des jeunes agriculteurs.
puce  développer les capacités nationales en matière de semences, de plants et de géniteurs.
puce  faciliter la généralisation de l'utilisation des systèmes d'irrigation dans les exploitations agricoles.
puce  soutenir et développer les activités de recherche, encourager l'installation de bureaux
puce  conseil d'ingénieurs agronomes auprès des producteurs et des éleveurs. Notre pays dispose par ailleurs de ressources marines importantes insuffisamment exploitées. Un programme ambitieux pour le développement de la pêche sera lancé en vue : de sauvegarder et protéger les ressources halieutiques existantes, d'assurer une formation professionnelle de qualité, de faciliter aux gens de mer l'acquisition d'équipements modernes et performants, notamment par l'allégement des charges diverses, d'encourager la recherche pour l'essor de l'aquaculture.
E- La solidarité nationale :
Toute la philosophie de base du programme national de préservation sociale et de solidarité nationale sera fondée sur le principe qu'aucun progrès n'est viable lorsqu'il se réalise dans l'exclusion sociale ou lorsqu'il engendre la marginalisation ou le dénuement. La cohésion familiale et la solidarité nationale figurent parmi les acquis traditionnels de la société algérienne et il appartient à l'Etat de veiller à leur préservation et à la consolidation de : La solidarité qui représente une valeur indéniable du peuple algérien qui sera fondée sur le principe de la répartition équitable, des sacrifices et des bienfaits du développement économique, social et culturel. La question cruciale du pouvoir d'achat qui ne cesse de préoccuper les travailleurs et les partenaires sociaux qui fera l'objet d'une particulière attention et de concertation soutenue avec les parties concernées, pour déterminer les possibilités réelles d'amélioration. La mise en place des mécanismes et instruments de promotion de l'emploi, de lutte contre le chômage, de stabilisation et de contrôle des prix. La protection et à l'épanouissement de la famille en engageant des actions visant à sauvegarder l'entité familiale en tant que cellule de base de la société ainsi que les valeurs qu'elle véhicule. Au-delà des contributions volontaires des citoyens à la promotion la plus large possible de toutes les formes d'expression de solidarité nationale, des mesures spécifiques, telles que la défiscalisation des actions s'inscrivant dans ce cadre et l'imposition des grosses fortunes, seront recherchées comme formules particulières de financement du programme de solidarité nationale. De même que seront favorisés les mouvements de solidarité de la société civile, en vue de développer une véritable culture de solidarité nationale. Quelle responsabilité est en effet plus noble et plus difficile que celle de veiller à la bonne éducation et à la bonne santé de la famille, et partant, à celles de la société tout entière ! A cette fin, des mesures seront prises en vue :
puce  De renforcer les structures d'assistance maternelle et infantile,
puce  De permettre aux mères ayant la garde des enfants d'obtenir les ressources suffisantes. Par ailleurs, le Code de la Famille fera l'objet d'une révision, afin qu'il ne soit plus assimilé à un « Code de la femme », et pour qu'il garantisse à la femme algérienne ses droits de citoyenne à part entière. Les situations de détresse sociale, d'incapacité, de pauvreté, de dénuement, de marginalisation et d'exclusion seront prises en charge dans le cadre d'un programme de solidarité nationale à la fois actif, agissant et efficace. Des actions de solidarité spécifiques seront par ailleurs, développées en direction et en faveur des mal entendant et des mal voyant. L'indifférence à l'égard des besoins des demandeurs de solidarité ne devra plus être banalisée dans notre société. Une lutte persévérante sera menée pour éliminer les sentiments de frustration et de vulnérabilité, de rejet et de ghettoïsation des personnes en difficulté sociale, morale, physique, psychologique et matérielle et leur permettre ainsi de recouvrer toute leur dignité. Des structures adaptées de prise en charge constitueront à cet effet, une obligation naturelle de la collectivité nationale tout entière envers ceux et celles que le sort a défavorisé et qui fondent malgré tout des espérances légitimes qu'il convient de ne pas décevoir. Des actions de formation et d'apprentissage et tous moyens adaptés, outre les actions de solidarité traditionnelles, seront développées pour aider les défavorisés et les démunis à se prendre en charge et à s'intégrer dans la société. Des mesures de sauvegarde de l'équilibre financier de la sécurité sociale seront prises en vue d'apurer ses créances vis à vis de l'Etat et de clarifier ses relations avec les secteurs de la santé et des assurances. Le système de forfait hôpitaux actuellement en vigueur sera revu au bénéfice des relations contractuelles, dans le cadre d'une modernisation de la sécurité sociale et d'une amélioration des prestations en faveur des assurés sociaux. A cet effet, une politique nationale du médicament sera mise en place en vue : de réduire progressivement la dépendance vis à vis de l'extérieur, d'améliorer la gestion et la distribution des produits, d'agir efficacement sur les circuits d'importation et de distribution ainsi que sur les prix. Une attention particulière sera apportée au fonctionnement et à la gestion de la Caisse Nationale des Retraite. Pour permettre à tous ceux qui ont accompli leur devoir de vivre dignement et décemment, l'Etat veillera à la protection de leurs droits légitimes : en incitant, à travers les instruments économiques dont il dispose, à la création d 'emplois pour accroître les ressources, en palliant, dans le cadre de la solidarité nationale, les déficits éventuels, en encourageant la Caisse à mettre en œuvre des mécanismes de gestion de ressources financières adaptées et efficaces.
F – L'EDUCATION NATIONALE ET L'UNIVERSITE :
L'éducation nationale est d'une importance capitale pour notre pays. Elle ne peut contribuer à former des générations futures qualifiées, compétentes dans les différents domaines, tolérantes et ouvertes sur le monde, que dans la mesure où seront effectivement engagées les actions destinées à améliorer le niveau des enseignants et à remodeler les enseignements à tous les niveaux pour les rendre conformes aux exigences de la modernité. Définir une nouvelle politique de l'éducation nationale basée sur l'authenticité et la modernité, promouvoir la langue arabe et l'enseignement de la langue amazighe. Renforcer l'éducation civique pour consolider les valeurs démocratiques de notre peuple. Les programmes d'enseignement et les méthodes d'alphabétisation seront revus avec les professionnels de l'éducation pour promouvoir la formation du citoyen algérien, afin de le rendre capable de maîtriser les mécanismes d'action sur son devenir et de le mettre en mesure de s'insérer harmonieusement dans sa communauté et de respecter les principes fondamentaux des droits de l'homme. Refondre l'enseignement de l'histoire. Il s'agit de mettre en évidence l'histoire millénaire de la nation algérienne et de réconcilier l'Algérien avec son passé et son patrimoine culturel et civilisationnel. Promouvoir l'éducation physique et sportive et l'enseignement des langues étrangères. Favoriser la recherche scientifique. Une attention particulière sera portée à la recherche scientifique dans tous les domaines et à la constitution de centres de recherche et de développement en adéquation avec les besoins réels du pays. Renforcer la formation professionnelle. La formation professionnelle adaptée aux métiers du monde moderne sera renforcée par des moyens suffisants. L'Etat encouragera par des mesures incitatives le développement de structures de formation professionnelle et d'apprentissage.
puce  Revaloriser le statut de l'enseignant.
puce  Revaloriser aux plans social et professionnel, la fonction enseignante. Le corps enseignant doit jouir d'une attention particulière de la part de la Nation. Il est à la base de toute œuvre de développement social. Nous ne devons pas oublier que l'évolution d'une société se mesure à la considération accordée à l'enseignant. Repenser, réformer et libérer l'Université. L'Université sera repensée et réformée avec la contribution des universitaires et libérée de la gestion bureaucratique, afin qu'elle redevienne un sanctuaire du savoir et un vecteur de progrès tout en restant ouverte et réceptive aux courants mondiaux de développement scientifique et technologique. Le partenariat national et étranger sera encouragé à participer à l'édification de nouvelles Universités et Ecoles Supérieures autonomes. L'Etat continuera à développer et à soutenir l'Université publique et à financer l'accès démocratique des citoyens à l'enseignement supérieur. Réhabiliter notre élite intellectuelle. De nombreux Algériens ont été contraints de quitter le pays, consécutivement à la situation sécuritaire, et à une politique de marginalisation et de pratiques démagogiques qui ont fait des hommes de culture et de science des boucs émissaires. Cette élite pour laquelle nous avons consenti d'importants investissements, se trouve utilisée à bon ou mauvais escient par d'autres pays, alors que la médiocratie, l'autoritarisme, l'arrogance et l'aridité intellectuelle sévissent dans nos institutions. Outre les conditions attractives induites par notre politique de revalorisation des fonctionnaires de l'Etat et des collectivités territoriales, des mesures particulières d'incitation seront recherchées en concertation avec les concernés et mises en œuvre pour : bénéficier du retour du plus grand nombre, tirer avantage de leurs aptitudes et de leurs compétences, sous des formes adaptées de collaboration avec nos institutions économiques et universitaires.
E – LA SANTE :
Donner la priorité à la prévention et faire jouer à l'Etat le rôle qui est le sien en matière de santé publique. Affirmer la responsabilité totale et absolue de l'Etat en ce qui concerne notamment la prise en charge des soins au profit des couches sociales démunies, des urgences médico-chirurgicales, des malades handicapés ainsi que la définition et la mise en œuvre d'une politique nationale de prévention et de lutte contre les maladies à transmission hydrique et toutes autres maladies contagieuses. Débureaucratiser les établissements hospitaliers et promouvoir des régions sanitaires. Réformer et moderniser la gestion et le management de la santé publique à travers la mise en place de règles et de normes qui doivent être respectées, l'adaptation et la refonte des statuts des personnels et des établissements de santé ainsi qu'à travers la mise en place des régions sanitaires, en tant qu'outils de planification et de détermination des politiques régionales de santé et d'utilisation plus rationnelle et plus efficace des moyens et des ressources mobilisées. Encourager l'investissement privé. Impliquer plus conséquemment le secteur privé dans la politique nationale de santé d'une manière générale et recourir à toutes les formules appropriées permettant un désengagement réel de l'Etat de la gestion de certaines structures de santé, les polycliniques en particulier. Ce processus se traduira notamment par la mise en place de conventions entre le secteur privé et les organismes de sécurité sociale. Améliorer les performances de l'encadrement de la santé publique Maîtriser et encadrer les soins de haut niveau, avec pour objectif la réduction maximale de la dépendance vis à vis de l'étranger, par une meilleure utilisation des compétences nationales, le renforcement et la modernisation de la formation des professionnels, ainsi que par la réorganisation et l'adaptation des structures de santé Définir une nouvelle politique du médicament. Assurer et contrôler la régulation de l'approvisionnement du marché national en médicaments et susciter localement le développement de la production, dans le cadre de formules de partenariat avec les grands laboratoires étrangers de renom. Revoir l'organisation et la gestion de la sécurité sociale. Promouvoir une gestion qualitative de la sécurité sociale par la consolidation du système en prenant toutes les mesures appropriées pour assurer la pérennité de son équilibre financier tout en garantissant une meilleure couverture sociale aux plus démunis. Le système du forfait, qui a fait de la sécurité sociale la principale source de financement des établissements hospitaliers, sera remplacé par un régime fondé sur la contractualisation des rapports. Améliorer l'efficacité du dispositif de sécurité sociale, notamment en matière de qualité et de pertinence des prestations et d'accueil et promouvoir des formes complémentaires de protection sociale. Maîtriser la croissance démographique. Déterminer et mettre en œuvre une politique nationale de maîtrise et d'encadrement de la croissance démographique, à travers l'impulsion de programmes opérationnels en matière de planification familiale, l'incitation, la sensibilisation et le renforcement du rôle des pouvoirs publics dans la protection maternelle et infantile. Développer les infrastructures hospitalières dans les régions dépourvues ou insuffisamment pourvues. Engager des programmes étudiés, adaptés et sélectifs de développement d'infrastructures hospitalières, dans les régions du pays dépourvues ou insuffisamment couvertes par le système de santé, tout en donnant la priorité à une utilisation optimale des installations et des possibilités existantes.
G- La Culture :
Promouvoir l'environnement propice à la création et à la créativité. Il ne peut pas y avoir de développement culturel ni de production artistique sans un environnement favorable. Cet environnement concerne avant tout la disponibilité des moyens matériels de production, disponibilité qui ne peut être assurée durablement que par l'émergence d'industries culturelles, c'est à dire d'unités de production de supports culturels (matériel audiovisuel, instrument de musique, toile pour peinture, etc.…) ainsi que par l'encouragement des métiers correspondants dans le secteur public et dans le secteur privé. Libérer les expressions culturelles authentiques. La culture algérienne millénaire est souvent occultée dans ses expressions diverses par la prééminence des modèles culturels importés et imposés d'Orient et d'Occident. L'identification et l'encouragement de la culture populaire dans tous ses aspects sont des taches prioritaires qui conforteront la personnalité nationale et forgeront mieux la cohésion sociale. Les expressions culturelles algériennes doivent trouver leur juste place dans tous les programmes et notamment à la télévision, à la radio et au cinéma. Multiplier et diversifier les canaux d'expression et de communication. Les télévisions régionales, les radios locales, la presse écrite, publique et privée seront les vecteurs de libérations de l'expression culturelle algérienne précitée. Elles seront aussi les fenêtres sur la pluralité civilisationnelle du pays et les capacités d'épanouissement intellectuel de la Nation. Elles permettront surtout à la liberté d'expression d'exister dans les faits et à la culture démocratique d'essaimer dans les esprits. Identifier, valoriser, protéger et faire connaître le patrimoine culturel national. Le patrimoine culturel algérien a été abandonné. Qu'il soit archéologique, architectural, historique ou artisanal, il n'est ni complètement identifié, ni protégé, ni valorisé. Une action urgente consiste en un inventaire exhaustif et des mesures législatives et réglementaires urgentes pour sauver d'abord ce qui existe. D'autres mesures financées par l'Etat et le secteur privé seront entreprises pour sauvegarder et promouvoir ce patrimoine. Ces mesures concerneront également les arts populaires, y compris la culture orale et les musiques traditionnelles. Revivifier les arts traditionnels. Au-delà de l'artisanat marchand, les arts traditionnels (tapisserie, dinanderie etc.…) se meurent, faute de transmission du savoir et d'engouement, provoqués surtout par la méconnaissance et par l'absence d'incitations financières. Il est du devoir de l'Etat de permettre par des mesures financières incitatives, aux arts traditionnels de renaître et se développer dans une deuxième phase, avec la participation également du secteur privé et le soutien de la société civile, d'une manière générale. Instituer les structures de promotion des arts et des lettres. Le mouvement associatif qui a pris la relève des anciennes organisations et unions, ne peut à lui tout seul favoriser l'éclosion des arts et des lettres, faute de moyens lui permettant de jouer efficacement son rôle. L'Etat, à travers ses structures, (notamment les Académies, les Instituts, etc.), peut aider financièrement à cette éclosion, tout en évitant l'ingérence bureaucratique dans ce domaine. Ainsi, toute la nouvelle génération d'artistes, hommes de théâtres, écrivains, musiciens, cinéastes doit pouvoir compter sur des institutions désintéressées, pour aider à l'émergence des talents de l'Algérie nouvelle.
H- La communication et les medias
Démocratiser l'accès à la communication. La communication retiendra toute l'attention que requièrent l'importance et le caractère éminemment sensible de l'information auprès du peuple algérien. La politique de la communication et des médias recherchera deux grands objectifs qui sont le pluralisme médiatique et la démocratisation de l'accès à la communication. Le pluralisme médiatique qui est le fondement même de la liberté d'expression, sera réalisé notamment par la suppression des obstacles qui entravent la création des titres de la presse écrite, de radios privées et de chaînes de télévisions soit privées, soit mixtes, en partenariat national ou étranger. La concrétisation du principe fondamental du droit du citoyen à l'information commande la mise en œuvre d'une véritable politique de la démocratisation de l'accès à la communication. L'information doit être mise à la disposition de l'ensemble des citoyens partout et en même temps sur tout le territoire national. C'est là une saine tradition que l'Administration publique a pour obligation d'instaurer. Encourager et garantir la liberté des médias. La liberté des médias dans l'exercice de leur mission d'information sera encouragée et garantie dans le cadre de la loi et dans les faits, car elle constitue un vecteur essentiel pour l'expression des diverses opinions et l'ancrage de la culture démocratique. Le rôle pédagogique de la presse est de nature à promouvoir et à aiguiser la prise de conscience du citoyen quant à sa place véritable dans la vie de la Nation. Par ailleurs, la sauvegarde des valeurs fondamentales du journalisme trouvera sa consécration dans le respect des règles déontologiques et d'éthique professionnelle. Intégrer la révolution informatique. Toute la bataille de la communication de par le monde repose sur deux axes majeurs, la rapidité de traitement de l'information, la qualité et la fiabilité du contenu du message informatif. Il est évident que le développement de la communication et des médias dans notre pays passera par l'intégration de la révolution informatique.
I – L'environnement :
Instaurer de nouvelles règles de protection du patrimoine écologique. La législation et la réglementation algérienne bien que soutenues par l'adhésion de l'Algérie aux nombreuses conventions internationales, ne permettent pas, à cause de leur mise en œuvre laxiste, une protection suffisante du patrimoine écologique national. Nos eaux, nos parcs naturels, notre faune et notre flore sont régulièrement agressés par la pollution nationale et internationale. Des mesures législatives et réglementaires strictes et coercitives doivent être employées pour dissuader toute pollution de notre environnement physique, de nos ressources naturelles et protéger efficacement notre population, notre faune et notre flore contre des dommages irréparables. Lutter plus efficacement contre les pollutions et nuisances industrielles. Les pollutions et les nuisances industrielles constituent en Algérie, un péril majeur pour la société – l'industrialisation rapide à relégué au dernier plan la prévention contre les pollutions industrielles et a abouti à une situation où les rejets sans traitement des unités industrielles dans nos oueds et sur le littoral se sont généralisés. Seule une politique à double volet, l'un consistant à réparer les dégâts déjà occasionnés et à améliorer la gestion des réseaux d'assainissement et l'autre consistant en un programme intensif de réalisation de stations d'épuration d'eau et d'unités de traitement des ordures est à même d'aider à faire face efficacement à ce fléau.
puce  Enseigner le respect de l'environnement naturel et participer à l'effort de la communauté internationale dans ce cadre.
puce  Enseigner et diffuser la culture liée au respect et à la protection de l'environnement naturel, promouvoir par tous les moyens appropriés l'éducation environnementale et inciter le recours à des technologies non polluantes et la mise en place d'un cadre juridique spécifique organisant les conditions d'utilisations des espaces naturels et de protection de la bio-diversité.
puce  Participer activement à l'effort de la communauté internationale pour la protection de l'environnement de la planète.
J – Les relations internationales :
Réviser nos relations bilatérales sur la base de l'intérêt et du respect mutuels. Dans ce cadre, la stratégie nationale de sortie de crise, de même que les transitions de tous ordres que conduit la Nation, imposent à notre politique étrangère de se redéployer aux fins de réunir les conditions d'une meilleure perception de cette stratégie et de lui rallier des soutiens extérieurs plus conséquents. Construire de nouvelles relations multilatérales. Un nouveau système de relations internationales est en gestation et s'ordonne autour des impératifs de mondialisation et de globalisation qui structurent de manière radicalement nouvelle les rapports d'interdépendance entre les Etats. En dépassement des formes de confrontation et de clivage, fondé sur des nouveaux équilibres et porteur de nouvelles visions, un tel système impose à notre pays d'en être partie prenante, notamment dans l'édification de l'espace Euro-Méditerranéen, conformément à l'esprit de la Conférence de Barcelone de 1995. L'Algérie, pour sa part œuvrera pour bénéficier de concours financiers substantiels de la part de l'Union Européenne, notamment pour des investissements relatifs au développement des infrastructures de base : réseaux de transport multi-nodaux, télécommunications, énergie et hydraulique. Favoriser l'intégration économique et culturelle maghrébine et arabe. La démarche consistera, en premier lieu, à agir pour promouvoir un espace maghrébin et un espace arabe qui doivent, dans un contexte international caractérisé par la constitution de grands ensembles régionaux et par la mondialisation des échanges, jouer un rôle déterminant dans l'insertion utile et avantageuse des économies du Maghreb et du monde arabe dans le marché international. Il faut également souligner que nos environnements maghrébin, méditerranéen et sahélo-saharien posent en termes nouveaux les problèmes de sécurité et de coopération régionale, que l'outil diplomatique de la Nation se doit de prendre en charge dans l'intérêt le mieux compris du pays. Redéfinir le fonctionnement de l'appareil des Affaires Etrangères. Les mutations internes du pays sur le plan politique, économique, commercial et financier, de même
K – La defense nationale :
Poursuivre la construction d'une armée républicaine. L'Armée Nationale Populaire continuera à être construite sur la base de la professionnalisation des unités pour la maîtrise des nouvelles technologies de défense. La durée du service national devra être réduite. Il faudrait cependant identifier une durée optimale. Ensuite, à long terme, le service national sera progressivement supprimé et remplacé par d'autres formes de participation de la jeunesse à la construction de la nation. L'Armée, eu égard aux mutations de notre environnement international, doit se professionnaliser le plus tôt possible. Il reste qu'il faudra penser à des moyens de maintenir la mobilisation générale des citoyens en prévoyant à cet effet des mécanismes de préparation (instruction militaire de base). Définir une doctrine de défense moderne, active et évolutive. Le changement récent des équilibres stratégiques mondiaux et régionaux incite l'Algérie à définir une nouvelle doctrine de défense qui prenne en compte les nouveaux défis et conflits potentiels. Cette doctrine doit être moderne dans ses moyens, active dans ses stratégies et évolutive dans sa philosophie. Maîtriser les facteurs géostratégiques. L'Algérie, au confluent d'intérêts géostratégiques puissants, doit plus que tout autre pays, maîtriser l'information sur les tenants et les aboutissants de ces intérêts à la lumière de l'évolution de la nature de ces intérêts (militaire, économique, démographique, culturel, etc.) et de la nature des conflits qui peuvent les sous-tendre. Seules la diversification, l'extension et la professionnalisation des moyens d'acquisition, de traitement et d'analyse de l'information peuvent permettre la maîtrise des facteurs géostratégiques.
L – Le tourisme et les loisirs :
Développer le tourisme national. Le tourisme national et les loisirs devront connaître un développement rapide à la mesure de la demande insatisfaite et grandissante de la population. Des encouragements spécifiques à l'investissement et à l'exploitation d'unités touristiques et de parcs de loisirs, à portée des bourses algériennes seront apportés. Une politique active de loisirs socio-éducatifs sera élaborée et menée à des niveaux interministériels. Réaménager le statut des offices locaux de tourisme. Les offices locaux du tourisme verront leur statut aménagé, de telle sorte qu'ils puissent devenir des vecteurs réels de la promotion touristique locale et des échanges intra-nationaux. Le mouvement associatif sera sollicité et encouragé à prendre en charge particulièrement les besoins de la jeunesse algérienne dans ce domaine. Elaborer un Code pour développer le tourisme international. Le développement du tourisme international sera revu, dans le cadre des mutations économiques en cours et dans le respect et la protection de l'environnement des villes par un Code qui prendra en compte les avis des partenaires économiques nationaux et les spécialistes de la profession.
M – Les activtées sortives :
Un esprit sain dans un corps sain est la devise qui guidera notre politique sportive dans toutes les disciplines. Une nation en bonne santé est une nation qui peut affronter les défis actuels et futurs avec plus de maîtrise et de confiance en soi. C'est dans le domaine sportif que les notions d'effort, d'endurance et de persévérance, d'assiduité et de sérieux prennent leur essence. Il s'agira donc d'éviter l'improvisation et d'inciter tous les secteurs d'activités sportives à organiser les court, moyen et long termes, avec toute la rigueur requise et de lier leurs acteurs par un cahier des charges précis leur permettant d'agir et de travailler sur une base transparente et solide. Notre potentiel jeunesse, bien encadré, trouvera alors avec le soutien de l'Etat, que ce soit dans les activités sportives scolaires ou dans celles de toute autre formation sportive, les conditions les plus appropriées : pour son plein épanouissement, pour reconquérir les podiums, pour faire retentir l'hymne national et hisser notre drapeau dans les plus grandes arènes sportives du monde. Les activités sportives individuelles et collectives seront libérées de l'emprise de la bureaucratie et le capital privé sera appelé à y jouer un rôle conséquent. L'Etat restera présent dans la subvention du mouvement associatif sportif et devra contribuer à la promotion de la santé sportive des citoyens. Il favorisera le développement des infrastructures et l'émergence d'une industrie des articles de sport par des incitations à l'investissement et les dégrèvements fiscaux. Le développement des infrastructures sportives, toutes disciplines confondues, est une condition de base pour assurer l'essor des activités sportives. Les modalités de fonctionnement et de gestion de ces infrastructures feront l'objet, soit de concession, soit de cession, en concertation avec les parties concernées.
N - LE CADRE DE VIE :
Mettre en œuvre une nouvelle politique de la ville et de l'urbanisation. Les trente dernières années ont vu une urbanisation anarchique et socialement inadaptée de nos espaces ruraux ainsi qu'une densification et une extension désordonnées des villes existantes. Cette situation a engendré une dislocation des groupes sociaux intégrés et l'émergence de cités dortoirs et d'habitats précaires où l'exclusion, la violence, la pauvreté nourrissent la délinquance, le crime et l'extrémisme. La nouvelle approche de l'habitat en général et de l'urbanisation en particulier, aura entre autres pour objectifs : Le rétablissement de l'équilibre entre le monde rural et le monde urbain ; La re-socialisation des villes par :
puce  L'humanisation des espaces urbains (îlotage social, politique de quartiers)
puce  La suppression progressive de l'habitat précaire.
puce  L'élimination progressive des centres de transit et des cités dortoirs.
puce  Une conception architecturale favorisant l'authenticité et la convivialité.
puce  Le développement des espaces verts.
puce  La décongestion de la circulation dans les centres urbains.
puce  L'adoption de mesures spécifiques concernant l'habitat du sud et du grand Sud du pays.
puce  Favoriser l'émergence des espaces de loisirs. Dans le cadre des objectifs de la nouvelle politique de la ville et de l'urbanisation et en vue de lutter contre le désœuvrement et la délinquance, il sera nécessaire de promouvoir des espaces de loisirs dans tous les centres urbains. Ces espaces de loisirs doivent être le produit d'un programme national décentralisé, prenant en charge les aspirations des citoyens et plus particulièrement des jeunes. Préserver les espaces verts et protéger le littoral. A l'instar du «Plan Bleu », programme de préservation, d'aménagement et de promotion du littoral, qu'il faudra réactiver en urgence, il importe d'initier un «Plan Vert », consistant à protéger et promouvoir le patrimoine constitué par la flore et la faune, en relation avec les structures spécialisées de l'Etat et les associations s'occupant de l'environnement.
O – PREPARER LE XXI éme SIECLE :
Vulgariser l'informatique dès l'école. L'ordinateur avec ses nouvelles extensions télématiques et multimédias est devenu l'outil indispensable pour prétendre entrer dans la culture du XXI éme Siècle, numérique et distribuée. L'enfant algérien ne peut avoir d'accès démocratique à cet outil qu'à travers l'école publique. C'est pourquoi l'ordinateur doit rejoindre dans chaque salle de classe le tableau noir. Une politique de développement d'une informatique nationale (hardware et software), reposant en particulier sur le partenariat, doit être initiée dans les plus brefs délais pour qu'à terme l'Algérie puisse maîtriser la production de matériel informatique ainsi que le génie logiciel. Créer et multiplier les centres de recherche et d'adaptation aux nouvelles technologies. Ces centres qui doivent essaimer dans les zones industrielles, près des exploitations agricoles et à proximité des universités, seront appelés à devenir les lieux de rencontre des universitaires – chercheurs et des cadres techniques des entreprises productrices pour permettre aux Algériens d'absorber les innovations scientifiques et techniques. L'organisation et le financement de ces centres doivent être conçus en partenariat universités-industrie avec l'aide et le soutien de l'Etat et des collectivités locales. Créer un réseau national de maisons de la Science et de la technologie. Vulgariser la science est devenue un acte de salubrité publique en période de crise sociale et économique, où le charlatanisme utilise la misère pour promouvoir les thèses obscurantistes. Une maison de la science et de la technologie au niveau au moins de chaque chef lieu de Wilaya, est un centre de vulgarisation ouvert au public où le citoyen, contre un droit d'entrée forfaitaire, peut découvrir et comprendre comment fonctionne un téléviseur, ce qu'est un laser, comment flotte un bateau, ce qui fait voler l'avion, etc. Utilisant les moyens audio-visuels, les maquettes et les modèles réduits, ces centres seront les encyclopédies scientifiques populaires. Elaborer une politique agressive de diffusion des connaissances. Les bibliothèques doivent être obligatoires dans chaque commune et serviront aussi de centres d'alphabétisation. Elles utiliseront les moyens modernes comme l'audio et la vidéo et devront à terme être reliées à des banques de données nationales et internationales. Rejoindre la communauté des internautes. Pour rejoindre la communauté des internautes, l'accès au réseau Internet sera rendu aisé et abordable, non seulement dans les écoles et les universités, mais aussi à travers les bibliothèques municipales. Le secteur privé sera encouragé à concourir à l'émergence de pôles de service de ce réseau. Promouvoir les activités de recherche, identifier, favoriser l'émergence des élites scientifiques et techniques et les récompenser. Un programme national de prospection des élèves doués soutenu par un ensemble d'établissements spécialisés sera la base de développement de l'élite scientifique et technique. Un ensemble d'institutions, dans les divers secteurs, et une politique de distinctions basée sur le mérite et le talent seront de nature à stimuler cette élite et à favoriser davantage les activités de recherche, de création, de créativité et d'innovation.