COMMUNIQUE
L’Algérie traverse une période particulièrement sensible dans la perspective des élections présidentielles dont l’organisation est prévue pour le 17 avril 2014.

Cependant et malgré l’extrême importance de ce rendez vous, nous observons les tentatives de certains milieux de vouloir entourer ce scrutin de zones d’ombres, et de le maintenir dans un climat de doutes et d’incertitudes.

Il va sans dire que la scène politique à besoin de clarté et de transparence dans les prises de position, loin des lectures formalistes de la loi et selon les dispositions juridiques pertinentes dans un souci de préserver le respect dû aux organes constitutionnels et en conformité avec les usages et traditions politiques, et qui constituent le garant de la crédibilité de toute élection.

Ceux qui s’empressent à offrir leur soutien, qui se bousculent à annoncer prématurément la candidature du Président, et se mobilisent à rassembler les signatures, malgré l’absence et le mutisme du principal concerné, innovent des pratiques que ni l’Algérie ni aucun autre pays n’a connu auparavant, par l’affirmation d’une candidature non annoncée officiellement. Ils poussent le ridicule jusqu’à lancer des campagnes électorales avant l’heure.

Pourtant, un quatrième mandat constitue pour nous l’expression de l’échec recommencé et la réédition de la faillite politique. Ceux qui appellent au renouvellement du mandat, mettent imprudemment en jeu les intérêts et la stabilité de l’Etat dans l’unique souci de préserver de leurs fonctions et leurs intérêts étroits.

Dans le même ordre d’idée, tout en respectant les choix de chacun, nous considérons que les appels au boycott des élections présidentielles, constituent un refus d’assumer les responsabilités, car il est de nature à laisser le terrain libre aux opportunistes de tout bord pour parvenir à leurs desseins. C’est pour ces raisons que l’Union des Forces démocratiques et sociales considère que l’engagement dans le combat politique constitue la meilleure voie pour s’opposer à leurs manœuvres.

C’est pourquoi nous avons décidé de soumettre cette position politique au débat libre et transparent dans le cadre du conseil national élargi aux élus et aux membres des organes du parti tant au niveau central que local.

A l’issu du débat qui s’est déroulé à huit clos, les participants ont porté leur choix sur un candidat qui :

- propose un projet qui ne s’oppose pas notre propre programme politique.
- Croit à l’Etat des institutions et à la souveraineté du Droit, ainsi qu’à l’indépendance de la justice.
- S’appuie sur la jeunesse pour parer aux défis cruciaux qui nous guettent.
- Opte pour une économie orientée vers la création de la richesse et le plein emploi.
- Est déterminé à faire récupérer à l’Algérie sa position sur la scène internationale.
- S’attache à ancrer la démocratie, seul moyen de construire une société meilleure.
- Veille à la protection des libertés publiques et des droits de l’individu.
- S’emploie à promouvoir une information et une pratique politique saines.
- Est résolu à éradiquer les pratiques malsaines qui mettent en danger l’avenir de notre pays.
- S’engage s’il est élu, à être le Président de tous les algériens sans exclusion ni marginalisation.


C’est ainsi qu’il a été décidé de soutenir : LE CANDIDAT LIBRE MAITRE ALI BENFLIS


Maître Ali BENFLIS, qui a prouvé, à travers les différentes fonctions qu’il a occupées, que son seul souci a toujours été de travailler avec une intégrité sans faille dans l’intérêt du pays, comme il s’est évertué dans l’accomplissement de ses missions à mettre les intérêts du pays au dessus de toutes autres considérations. Dans ce cadre nous appelons nos militants et l’ensemble des forces sociales au niveau national à participer massivement à la mobilisation de tous autour du programme du Candidat Maître Ali BENFLIS.



«L'UFDS contre les escrocs et les zaïms»
«Je regrette que le citoyen lambda perçoive l'homme politique algérien comme un escroc, mais je considère que cette conception est malheureusement fondée sur la réalité des mœurs politiques chez nous. C'est à l'élite du pays de réhabiliter cette noble mission en donnant l'exemple.» A la tête de l'UFDS qui a limité à deux mandats la charge du secrétaire général dans ses statuts, Noureddine Bahbouh n'a pas peur de la morale et met en garde contre «l'amnésie collective». L'ancien ministre plaide pour une rupture avec certaines pratiques et met en avant sa probité personnelle durant son parcours. Bahbouh s'est exprimé au Forum du Jeune Indépendant en politicien, mais surtout en homme d'Etat…
Du cadre à l'homme politique
Noureddine Bahbouh s'est d'abord occupé des affaires de la République en tant que haut cadre de la Nation en assumant différentes responsabilités depuis 1977 en tant qu'hydraulicien. En 1994, lorsqu'il est nommé ministre de l'Agriculture, il n'est structuré dans aucun parti politique. Il ne le cache pas, bien au contraire : il l'affirme comme un argument de plus pour défendre son engagement pour la patrie «lorsque les ministres recevaient des menaces de mort à prendre au sérieux.» On comprend que le technocrate est entré en politique comme on prend les armes pour sauver son pays. Depuis, l'ex-directeur de l'Agence nationales des barrages (ANBT) a fait du chemin. Trois ans à la tête du secteur de l'agriculture dans plusieurs gouvernements, député du RND dont il est le chef de groupe parlementaire, pour finalement quitter le parti à cause d'un différent lié à sa conception de la démocratie, justement ! Ecarté désormais des centres de décision mais toujours engagé pour son pays, martèle-t-il. Il crée l'UFDS en 2012 pour une rupture avec la politique discréditée par le comportement de beaucoup de politiciens.
La rançon du courage
«Il faut cesser de faire de la politique basée uniquement sur l'ambition personnelle. Pour ce qui me concerne, j'ai été ministre et, même si je l'ai été à un moment particulièrement difficile, je demeure reconnaissant envers l'Algérie qui nous a tout donné, qui nous a formés. Par contre, je refuse qu'on place les individus au premier plan. Je le déclare, je le répète sans cesse : personne n'est plus important que l'Algérie. J'ai chèrement payé cette position de principe au lendemain de la présidentielle de 1999 mais je l'assume.» Noureddine Bahbouh n'a pas cautionné le soutien à la candidature de Bouteflika par le RND où il s'est investi dès 1997 «corps et âme dans la lutte contre le terrorisme et la défense de la République». Un désaccord non pas lié, à l'époque, au choix du candidat mais à la procédure antidémocratique qui n'a pas permis le débat interne au sein du parti.
L'ex-ministre, parlementaire discipliné, claque la porte. La mise au ban du pestiféré n'attend pas. On lui retire sa protection et on le chasse sans délai de la résidence d'Etat de Club des Pins. Qu'importe ! Le cadre spécialisé retourne à ses activités en «travailleur indépendant» dans le consulting national et international «sans jamais utiliser ses entrées dans les institutions au profit de ses activités privées», précise-t-il. Bahbouh bouscule le discours habituel des anciens hauts responsables politiques. Point de complexe de filiation vis-à-vis du système. Il revendique les valeurs fondatrices de l'UFDS, à savoir la probité, la loyauté et l'engagement sincère. Mettant au défi quiconque qui voudrait lui reprocher quelque chose à ce sujet. C'est en «ex-ministre libre et à la conscience tranquille» qu'il veut continuer «à se battre pour l'Algérie dans ce contexte particulièrement délicat.»
Une expérience d'homme d'Etat
Bahbouh n'entend pas pour autant radoter sur l'expérience passée dans son appréhension de la situation actuelle. «Mais je constate que beaucoup d'initiatives économiques révolutionnaires de notre équipe gouvernementale ont été abandonnées lorsque nous avons quitté le gouvernement et qu'elles sont depuis quelques semaines remises sur le tapis comme solutions miracles. Illustrant son propos, il évoque les différents conseils comme organes de contrôle rationnel de la décision tels le Conseil supérieur de l'énergie dont on a gelé les prérogatives avec les conséquences qu'on a découvertes lorsque les scandales financiers touchant la Sonatrach ont été révélés à l'opinion publique. Noureddine Bahbouh cite aussi la loi sur la concurrence dont on a de nouveau entendu parler ces derniers temps. «C'est plus que regrettable ! On a perdu tant d'années…», fait-il remarquer. On comprend alors les frustrations d'un ministre engagé contrarié par une gouvernance irrégulière qui cultive l'échec quand elle peut assurer le succès. Bahbouh n'est pas de ceux qui se lamentent. Homme d'action, il constate dès 1999 que d'autres militants quittent, comme lui, le RND à cause du déficit de démocratie dans son allégeance à la candidature d'Abdelaziz Bouteflika. «Il n'y a tout de même pas que des courtisans dans notre grand pays. Lorsque j'ai démissionné, des militants sincères m'ont emboîté le pas.»
«L'UFDS veut donner l'exemple»
C'est peut-être cette note d'espoir qui a conduit quelques années plus tard Noureddine Bahbouh à créer un nouveau parti politique. «Dès que le contexte national et international ont dicté l'ouverture du champ politique complètement verrouillé jusqu'alors, on a décidé de créer l'UFDS, l'Union des forces démocratiques et sociales. L'ambition est de passer à une démocratie pleine et entière. Une démocratie participative où le débat prime l'ego. Il faut en finir avec le zaïmisme en politique. Si la politique provoque le rejet chez les citoyens, c'est à cause du comportement du personnel politique national. On se doit de réhabiliter l'image du militant en donnant l'exemple. Car il faut encadrer la société en la structurant démocratiquement, pas en la confiant à une faune d'opportunistes assoiffés de pouvoir.» Le secrétaire général de l'UFDS se dit en faveur d'une refondation politique pour une deuxième république mais par un travail progressif. Pour un régime semi-présidentiel et une décentralisation. Au programme, des réformes profondes qui exigent une pratique démocratique convaincue. Lorsqu'on lui demande si le pouvoir lui paraît légitime actuellement, Bahbouh rétorque : «Non, s'il était légitime, il appliquerait la loi, alors qu'il la piétine au quotidien.» L'ex-ministre de l'Agriculture n'était donc pas un ministre légitime ? «Il faut nuancer les choses, se remémorer l'histoire et le contexte. Si en 1997, on avait eu les moyens financiers d'aujourd'hui, avec la rigueur qu'on s'est imposée face au FMI, on aurait réalisé un bon extraordinaire (…) Je vous rappelle ces débats télévisés au ton libre très appréciés chez nos voisins, nos répliques souverainistes devant le Parlement européen qui s'inquiétait de la démocratie en Algérie. Nous avons mené un combat national et international contre l'adversité. En demeurant républicains et en défendant les intérêts de l'Algérie. C'est dans cet esprit que nous voulons que l'UFDS donne l'exemple. Engagement et honnêteté pour le bénéfice de l'Algérie», conclut Noureddine Bahbouh qui s'est exprimé à cœur ouvert au Forum du Jeune Indépendant.
Le Soir d'Algérie accueille M.bahbouh
Pour le secrétaire général de l'Union des forces démocratiques et sociales (UFDS), un quatrième mandat pour le président de la République est «un mandat de trop», au vu, dira-t-il, de la conjoncture que traverse le pays empreinte de «scandales de corruption, de malaise social et de renversement des valeurs». Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Nourreddine Bahbouh, qui s'exprimait, hier, à l'ouverture de la toute première session ordinaire du conseil national du parti depuis l'obtention de son agrément, le 28 février 2012, en raison de l'impératif de «rajeunissement du personnel politique national», regrettant, au passage, que les débats de fond qu'impose justement l'actualité brûlante du pays soient souvent «occultés par la majorité de la classe politique au profit de débats organiques liés à des intérêts personnels et de leadership ». D'où, d'ailleurs, poursuivra- t-il, «la perte de confiance par le citoyen en les institutions de l'Etat et envers beaucoup de partis politiques». Ce qui a fait, estimera-t-il, que l'homme politique est perçu par le citoyen, à tort ou à raison, comme «un affairiste et un opportuniste». Pour l'ancien ministre de l'Agriculture, la crise multiforme que vit le pays est le fait de la mauvaise gouvernance, soulignant que «les efforts consentis manquent assez souvent d'une stratégie appropriée». Une crise à propos de laquelle Bahbouh plaide pour «une prise en charge sérieuse appropriée», impliquant aussi bien l'Etat, les partis que les associations. L'autre impératif sur lequel patron de l'UFDS insistera est celui de la «moralisation de la vie politique basée, sur une démocratie participative à tous les niveaux». Car, pour lui, «les pratiques politiques actuelles, le fonctionnement des partis et parfois le mauvais choix des hommes ont contribué à vicier davantage l'environnement politique, économique et social». Ceci sur le plan politique alors que sur le plan économique et social, marqué par des turbulences récurrentes du fait du chômage endémique et de la mal-vie avec leurs corollaires la violence, la délinquance, le suicide, la harga et tout dernièrement le kidnapping et l'assassinat d'enfants, Bahbouh dira que le salut du pays passe inéluctablement par l'adoption d'une «véritable politique d'emploi». Une option à même de permettre, selon lui, des solutions durables et pérennes surtout que, soutiendra-t-il, les mesures déjà prises (Ansej, Anem) «ne sont qu'un palliatif qui a montré ses limites». Au plan purement organique du parti, le secrétaire général de l'UFDS fera part d'un congrès à tenir durant le second semestre de l'année en cours, reconnaissant, au passage, «l'échec» de l'action du parti jusqu'ici.
Noureddine Bahbouh. Président de l'Union des forces démocratiques et sociales (UFDS) l'Algérie est devenue la propriété de Bouteflika
Sur ses craintes de voir l'Algérie partir à la dérive, contre la stratégie du clan présidentiel, et le fatalisme qui frappe la société algérienne…Noureddine Bahbouh, président de l'UFDS, balance ses vérités à El Watan Week-end.


Le président Bouteflika vient de remanier son gouvernement et d'enlever au service des renseignements certaines de ses prérogatives. Quelle lecture faites-vous de cette série de décisions ?
Il s'agit, selon toute vraisemblance, de la suite du dispositif conçu par le clan présidentiel pour 2014. En réalité, ce plan a débuté lors des élections législatives et communales qui avaient permis au parti du pouvoir, le FLN, de remporter la majorité des voix lors de ces deux scrutins et offert au clan la mainmise sur ces deux Assemblées. Il est fort probable que le clan reforme une coalition de partis à la solde du Président.


Se dirige-t-on vers un prolongement du mandat de Bouteflika jusqu'en 2016 ou vers la présidentielle ?
Je ne suis pas de ceux qui critiquent l'éventualité d'une candidature de Bouteflika à un nouveau mandat. C'est son droit constitutionnel, depuis l'amendement de la Constitution de 2008, qui ouvre la voie à une présidence à vie. Dès cet instant, la candidature du Président était actée pour 2014. Mais ses ennuis de santé ont perturbé le bel édifice qui avait été mis en place, et certains se sont mis à croire à son possible retrait pendant que d'autres appelaient à l'application de l'article 88 de la Constitution. Avec ses dernières décisions, le Président vient d'anéantir tout espoir que la prochaine présidentielle se déroule dans la transparence. Les deux scénarios dépendront de l'état de santé de Bouteflika. C'est en fonction de ce paramètre que le clan décidera d'une nouvelle élection ou d'une prolongation de mandat. Quoi qu'il en soit, si l'élection devait avoir lieu, je lance un appel à un grand rassemblement des autres forces politiques pour exiger, comme préalable à toute participation à cette élection, la transparence du scrutin. Je demande également des garanties nationales et internationales quant à la crédibilité de cette future présidentielle, même si je suis très pessimiste sur l'issue de 2014.


Se dirige-t-on vers un prolongement du mandat de Bouteflika jusqu'en 2016 ou vers la présidentielle ?
La classe politique est tétanisée. Elle est devenue fataliste et a jeté l'éponge face aux manœuvres de ce pouvoir. Aujourd'hui, j'ai peur pour l'avenir de mon pays. Pour cela, il a favorisé l'émergence d'une classe politique constituée de courtisans. Ce système, en mettant en place une alliance présidentielle, s'est assuré ce que j'appelle une dictature de la majorité, qui lui a permis de se prémunir contre toute contestation et débat. C'est ainsi que ce pouvoir a pu faire adopter par l'Assemblée nationale et à une majorité écrasante l'amendement, liberticide, de la Constitution en 2008. Que certains partis politiques, qui ont appuyé cette démarche et qui ont voté le texte, condamnent les ambitions de Bouteflika et de son clan aujourd'hui, c'est bien beau, mais il fallait le faire avant. L'Algérie figure parmi les rares pays qui offrent un mandat à vie au Président en place. Nous avons fait un immense bond en arrière. Pour moi, le salut viendra de la mobilisation de la société civile. Très peu d'intellectuels ou membres de la société civile se sont élevés contre l'amendement de 2008. Le pouvoir peut tout se permettre, car les Algériens sont tétanisés par ce qui s'est passé durant la décennie noire. Ils ont peur. C'est pour cela qu'il faut remobiliser les forces de ce pays. Nous proposons un grand débat avec les partis politiques qui partagent notre scepticisme et notre ras-le-bol avec ce qui se passe dans ce pays. Il faut arriver à mettre en place une plateforme qui rappelle les aspirations que nous voulons défendre. On ne peut pas continuer à se taire face aux affaires de corruption qui touchent de hauts responsables du pays et qui n'avaient jamais atteint une telle ampleur. La corruption est aujourd'hui politique.


Mettre en place un contre-pouvoir face à la famille présidentielle, n'est-ce pas trop tard aujourd'hui ?
Dans tous les pays du monde, il existe des oppositions institutionnelles qui agissent à l'intérieur des instances. Aujourd'hui, il n'y a rien de cela en Algérie. Nous nous retrouvons face à une sorte de tropisme qui consiste à diviser le pays entre ceux qui sont pour Bouteflika et ceux qui lui sont opposés. Le système va encore plus loin dans sa perversité : il considère ceux qui contestent cette situation comme des opposants à l'Algérie. Comme si seul le Président était le représentant de ce pays, son incarnation. L'Algérie est devenue la propriété de Bouteflika.


La transition politique en Algérie peut-elle avoir lieu de manière pacifique ?
A ce rythme et si rien ne change, on peut se retrouver dans une situation encore plus compliquée que celles que nous avons vécues. Un parallèle entre la fin du mandat de Bourguiba en Tunisie et ce qui se passe actuellement en Algérie est-il pertinent ?
Oui, à la seule différence que la transition entre Bourguiba et Ben Ali s'est déroulée sans douleur. Ici, cela se passera-t-il de la même façon ? Rien n'est moins sûr, car en Tunisie, le clan qui a remplacé Bourguiba était homogène.


Le DRS est-il affaibli par les dernières décisions du Président ?
C'est un coup de force assez important. La grande erreur, c'est d'avoir décidé de placer l'armée au centre des débats. La nomination du général-major, Gaïd Salah, chef d'état-major comme vice-ministre de la Défense implique l'armée dans le débat politique. Or, l'armée doit être protégée, car elle est la garante de la stabilité du pays.


Aujourd'hui, ne pensez-vous pas que l'enjeu réel de ce qui se passe n'est pas politique, mais concerne essentiellement la distribution de la rente ?
En filigrane, il y a évidemment la distribution de la rente.


Vous avez été ministre de l'Agriculture. Comment expliquez-vous que l'Algérie n'arrive pas à développer ce secteur, malgré les sommes astronomiques qui sont injectées ?
Trois gros problèmes minent ce secteur : le règlement définitif du foncier, avec lequel on a toujours tergiversé. On est l'un des seuls pays à avoir étudié plus de six dispositifs pour le règlement de la question du foncier, sans résultat. Par ailleurs, plusieurs terres agricoles sont détournées au profit de la construction de logements, ce qui rétrécit les surfaces cultivables. Ensuite, les aides accordées ne vont pas toujours aux producteurs. Ajoutez à cela la facilité accordée aux importations et vous obtiendrez un condensé d'erreurs commises depuis des années concernant le développement de l'agriculture.


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